Comme un cerf altéré brame

TH. DE BÈZE

Ailes de la foi n° 12

A toi la gloire n° 12

1. Comme un cerf altéré brame

Après le courant des eaux,

Ainsi soupire mon âme,

Seigneur, après tes ruisseaux.

Elle a soif du Dieu vivant,

Et s'écrie en le suivant :

O mon Dieu, quand donc sera-ce

Que mes yeux verront ta face ?

2. Pour pain je n'ai que mes larmes,

Et nuit et jour en tout lieu.

Lorsqu'en mes dures alarmes

On me dit : Que fait ton Dieu ?

Je regrette la saison

Où j'allais en ta maison,

Chantant avec les fidèles

Tes louanges immortelles.

3. Mais quel chagrin te dévore ?

Mon âme, rassure-toi :

Espère en Dieu, car encore

Il sera loué de moi.

C'est son regard seulement

Qui guérira mon tourment :

Mon Dieu, je sens que mon âme

D'un ardent désir se pâme.

4. Tous les flots de ta colère

Sur moi, Seigneur, ont passé ;

Mais par ta grâce j'espère

Qu'enfin l'orage a cessé.

Le jour te me conduiras,

Et la nuit tu me feras

Chanter, d'une âme ravie,

Ton saint nom, Dieu de ma vie.

5. Mais quel chagrin te dévore ?

Mon âme, rassure-toi :

Espère en Dieu, car encore

Il sera loué de moi.

Un regard, dans sa faveur,

Me dit qu'il est mon Sauveur ;

Et c'est aussi Lui, mon âme,

Qu'en tous mes maux je réclame.