1. Esprit saint, Dieu puissant que méconnaît le monde,
Ton pouvoir sur les cœurs est un secret pour lui ;
Mais l'Eglise est à toi, ta grâce en elle abonde,
Ton souffle la ranime, et quand ton jour a lui,
Sous ton divin regard elle devient féconde ;
C'est toi qui la maintiens dans une paix profonde, (bis)
Loin des murs de Sion le malin s'est enfui.
2. Puissant consolateur, que ta visite est chère !
Qui dira tes bienfaits et tes gratuités
Dans la maison de deuil, au sein de la misère.
Dans les afflictions de tous les rachetés ?
Quand tu descends vers nous, envoyé par le Père,
Sur nos sentiers obscurs tu répands ta lumière, (bis)
Et tu rends courage à nos cœurs attristés.
3. Viens à notre secours, oh ! viens, Esprit de grâce !
Lorsque vers le Seigneur nos regards sont tournés,
Dicte-nous l'oraison qui seule est efficace ;
Et quand nous nous sentons par le doute enchaînés,
Ne sachant point prier avec assez d'audace,
Viens augmenter en nous cette foi qui nous place (bis)
Au nombre des vainqueurs, par ta main couronnés !