1. Ils ne sont plus, ô Dieu, ces sombres jours d'orage,
Où portant ses soupirs de rivage en rivage,
Ta plaintive Sion t'invoquait au désert ;
N'ayant pour pavillon que la voûte azurée,
Pour musique sacrée
Que le bruit des torrents et le souffle des airs ! (ter)
2. La voix de la prière et le chant des cantiques
Font retentir enfin paisibles portiques :
Gloire soit à jamais à notre Rédempteur !
Dans sa miséricorde il a séché nos larmes ;
A de longues alarmes,
Il a fait succéder le calme et le bonheur ! (ter)
3. Bénis, ô notre Dieu, ce nouveau sanctuaire,
Qui désormais nous offre un abri tutélaire !
Que notre culte y soit esprit et vérité,
Et que nous y trouvions la source désirée
Où notre âme altérée
Viendra puiser la vie et l'immortalité ! (ter)
4. Fais-toi connaître à nous dans cette maison sainte ;
Que nos enfants, Seigneur, élevés dans ta crainte.
Te servent avec nous, peuple libre et joyeux !
Pour célébrer ton nom, allume dans notre âme
Cette, foi, cette flamme,
Qui, dans les jours d'épreuve, animait nos aïeux ! (ter)