L'heureux troupeau reposait sûrement

R. SAILLENS

Ailes de la foi n° 498

1. L'heureux troupeau reposait sûrement

Une brebis, seule, errait follement

Dans la nuit, dans l'orage,

Par monts, par vaux, exposés au danger,

Elle fuyait l'amour du bon Berger. (bis)

2. - Quatre-vingt-dix-neuf brebis sont ici ;

Qu'importe la centième ?

Mais le Berger dit : "Je la veux aussi,

C'est la brebis que j'aime.

Dans le désert je veux la retrouver,

Et, s'il le faut, mourir pour la sauver." (bis)

3. Ah ! parmi ceux qu'il laissait dans le ciel,

Ah ! parmi ceux qu'il laissait dans le ciel,

Nul ne connut l'amertume du fiel

Que le Sauveur dut boire ;

Nul ne connut tout ce qu'il a souffert,

Pour sa brebis égarée au désert. (bis)

4. - Pourquoi ce sang, dont je vois des chemins

Les pierres arrosées ?

O mon Sauveur ! Pourquoi vois-je tes mains

Par les ronces percées ?

- Pour ma brebis qui s'éloigne de moi,

Mais dont j'ai vu la misère et l'effroi. (bis)

5. Soudain, un cri sur les monts éclata :

"Ma brebis est trouvée !"

Le chœur joyeux des anges répéta :

"Victoire ! Elle est sauvée !"

Et, dans ses bras, le céleste Berger

La ramenait à l'abri du danger. (bis)