1. O chrétien voyageur ! ne crains pas la tempête ;
Ne crains pas du midi les pesantes ardeurs :
Ne vois-tu pas Jésus, qui dès longtemps apprête
Le refuge où bientôt vont cesser tes langueurs ?
2. Non, dans les sombres jours de ta marche pénible,
Jamais, ô racheté ! tu n'es seul ici-bas :
Ton Berger, ton Sauveur, se tient, quoique invisible
Sans cesse à tes côtés, et veille sur tes pas...
3. Quoi ! peut-il ignorer que ton âme est souffrante,
Lui qui de ton fardeau voulut porter le poids ?
Te refuserait-il sa force consolante,
Lui qui pour tes péchés mourut sur une croix ?
4. Avance donc en paix : poursuis vers ta patrie
Le chemin que ton Dieu t'a lui-même tracé,
Et pense que pour toi, dans le ciel, Jésus prie,
Lorsqu'ici tu te plains, de fatigue oppressé.