On raconte qu'aux jours bien éloignés

R. SAILLENS

Ailes de la foi n° 483

1. On raconte qu'aux jours bien éloignés

Où Jésus vivait sur la terre,

On le voyait souvent prendre sur ses genoux

Les enfants conduits par leur mère.

Sur leur tête où sa main se posait pour bénir,

Bon Berger, il disait : "Laissez, laissez venir

Les agneaux dans ma bergerie."

2. Comme aux jours d'autrefois je ne puis l'approcher

Mais voici ce qui me console :

Lui, du haut de son ciel, peut encor me toucher,

Je puis chaque matin le prier à genoux ;

Je puis lui demander sa grâce ;

Et je sais qu'en un jour qui n'est pas loin de nous,

Je pourrai le voir face à face.

3. Je sais que vers son trône accourent chaque jour

Des enfants venus de la terre ;

Et tandis que son cœur les presse avec amour,

Son regard console leur mère.

Je ne veux pas mourir, puisque même ici-bas

Je puis lui parler et l'entendre ;

Mais si la mort venait, je ne tremblerais pas,

Car c'est lui qui viendrait me prendre !

4. Mais que d'enfants, Seigneur, ne savent pas ton nom,

Ne savent pas ton sacrifice !

Pourtant tu ne veux pas, ô Sauveur juste et bon,

Qu'aucun de ces enfants périsse.

Je veux vivre, ô Jésus, pour te les amener,

Pour leur dire que tu les aimes,

Et que c'est aux petits qu'au ciel tu veux donner

Les plus beaux de tes diadèmes !