1. O toi qui fus fondée Sur l'immortalité,
Par Dieu même gardée, Glorieuse citée.
Ma voix, mon cœur palpitent D'espérance et d'effroi...
Heureux ceux qui t'habitent Demeure du grand Roi !
2. Parfois aussi, la crainte Vient obscurcir ma foi,
N'es-tu pas, cité sainte, Trop sainte, hélas, pour moi ?...
Alors, sous tes portiques, Vibrant jusqu'à mon cœur,
J'entends de doux cantiques Louer le Christ vainqueur !
3. Séjour où Dieu m'invite, Je ne sais pas encor
Quel splendeur s'abrite Dans tes murailles d'or :
J'ignore, mais j'espère. J'ignore, mais je sais
Que là-haut est mon Père, Et pour moi, c'est assez !